exercice 1

Factoriser H(x) = x² – x – 2
aide : calculer H(2)

exercice 2

Factoriser R(x) = x³ + 2x² – 5x – 6
aide
calculer R(2) 
a³ – b³ = (a – b)(a² + ab + b²)

exercice 3

Factoriser A(x) = 2x² + 10x – 3

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exercice 1

A et B sont deux points distincts. Construire, s’il existe, le barycentre :
1.G des points pondérés (A; 1) et (B; 3).
2.H des points pondérés (A; 2) et (B; 2).
3.J des points pondérés (A; -1) et (B; 2).
4.K des points pondérés (A; -2) et (B; -6).
5.L des points pondérés (A; -2) et (B; 2).

exercice 3

Soit A et B deux points tels que AB = 4.
On considère le barycentre G de (A; 1) et (B; 3) et le barycentre K de (A; 3) et (B; 1).
1.Exprimer les vecteurs six exercices sur le barycentre - première : image 1 et six exercices sur le barycentre - première : image 2 en fonction de six exercices sur le barycentre - première : image 3. Placer sur un dessin les points A, B, G et K.
2.Montrer que les segments [AB] et [GK] ont le même milieu. 

repère (O;vecti,vectj), on considère les points A(1 ; 1) et B(5 ; 3).
1. Calculer les coordonnées du barycentre G de (A ; 2) et (B ; 1).
2. Déterminer des réels a et b tels que H(-1 ; 0) soit le barycentr   

 

 

 

exercice 6

Soit TRUC un quadrilatère.
On désigne par K, L, M, N les milieux respectifs de [TR], [RU], [UC], [CT] et par G l’isobarycentre des quatre points T, R ,U et C.
Prouver que G est le milieu de [KM] et de [NL].
Que peut-on dire du quadrilatère KLMN ?

exercice 5

Soit ABC un triangle, A’, B’, C’ les milieux respectifs de [BC], [AC], [AB] et G le barycentre des points pondérés (A;1), (B;1) et (C;1).
1.Montrer que G est le barycentre de (C; 1) et (C’; 2).
2.En déduire la position de G sur le segment [CC'].
3.Démontrer que G appartient à [BB'] et à [AA']. Que peut-on en déduire ?

exercice 4

Soit QUAD un quadrilatère.
Construire le barycentre G de (Q; 1), (U; 1), (A; -2) et (D; -1).

Soit A et B deux points tels que AB = 4.
On considère le barycentre G de (A; 1) et (B; 3) et le barycentre K de (A; 3) et (B; 1).
1.Exprimer les vecteurs six exercices sur le barycentre - première : image 1 et six exercices sur le barycentre - première : image 2 en fonction de six exercices sur le barycentre - première : image 3. Placer sur un dessin les points A, B, G et K.
2.Montrer que les segments [AB] et [GK] ont le même milieu(A ; a) et (B; b).
3. Peut-on trouver a et b tels que O soit le barycentre de (A; a) et (B; b)?
 

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prince of persia

Correction

exercice 1

1. f n’est pas définie si les dénominateurs s’annulent, c’est-à-dire : x^2 - 1=0 \hspace{10pt} \text{ et } \hspace{10pt} x^2 + x - 2=0 
x^2 - 1=0 \Longleftrightarrow (x - 1)(x + 1)=0 \Longleftrightarrow x=1 \text{ ou } x=-1
x^2 + x - 2=0
Calculons le discriminant : = b² – 4ac = 1 – 4 × (-2) = 9
Le polynôme admet donc deux racines : x_1=\frac{-b - \sqrt\Delta}{2a}=\frac{-1 - \sqrt9}{2}=-2 et x_2=\frac{-b + \sqrt\Delta}{2a}=\frac{-1 + \sqrt9}{2}=1
Donc les deux valeurs interdites liées au polynôme x^2 + x - 2 sont -2 et 1.
D’où : Df = \mathbb{R}\{-2; -1; 1}

2. D’après la question précédente, nous pouvons en déduire :
x^2 - 1=(x - 1)(x + 1) \hspace{10pt} \text{ et } \hspace{10pt} x^2 + x - 2=(x - 1)(x + 2)

3. a) Le dénominateur commun aux fractions rationnelles \frac{2x^2}{x^2-1} et \frac{3}{x^2+x-2} est donc : (x - 1)(x + 1)(x + 2), donc f s’écrit également :
f(x)=\frac{2x^2(x + 2)}{(x - 1)(x + 1)(x + 2)} - \frac{3(x + 1)}{(x - 1)(x + 1)(x + 2)}\\ f(x)=\frac{2x^2(x+2) - 3(x+1)}{(x-1)(x+1)(x+2)}\\ f(x)=\frac{2x^3+4x^2-3x-3}{(x-1)(x+1)(x+2)}
Nous avons donc : g(x)=2x^3 + 4x^2 - 3x - 3 \hspace{10pt} \text{ et } \hspace{10pt} h(x)=(x - 1)(x + 1)(x + 2)

3. b) Une racine évidente de g est 1, car 2 + 4 – 3 – 3 = 0
g(x) est donc factorisable par (x - 1) et, comme l’écriture polynômiale est unique, g peut s’écrire : g(x)=(x - 1)(ax^2 + bx + c)
Déterminons a, b et c :
(x - 1)(ax^2 + bx + c)=ax^3 + bx^2 + cx - ax^2 - bx - c\\=ax^3 + (b - a)x^2 + (c - b)x - c
Identifions les coefficients à l’aide des équations suivantes :
a = 2
b – a = 4 b = 4 + a  b = 6
-c = -3  c = 3
Vérifions : c – b = 3 – 6 = -3
D’où : Pour tout réel x, g(x)=(x - 1)(2x^2 + 6x + 3)

3. c) On peut donc en déduire que f s’écrit :
Pour tout réel x appartenant à Df, f(x)=\frac{(x - 1)(2x^2 + 6x + 3)}{(x - 1)(x + 1)(x + 2)}, soit f(x)=\frac{2x^2 + 6x + 3}{(x + 1)(x + 2)}

Résolvons l’équation f(x) = 0 :
f(x)=0 \Longleftrightarrow \frac{2x^2 + 6x + 3}{(x+1)(x+2)}=0
L’ensemble de définition de cette équation est \mathbb{R}\{-1; 2}.
2x^2 + 6x + 3=0 \Longleftrightarrow 2x^2 + 6x + 3=0
Utilisons la méthode du discriminant :  = b² – 4ac = 9 – 4 × 1 × \frac32 = 9 – 6 = 3
Les deux racines sont donc : x_1=\frac{-b-\sqrt\Delta}{2a}=\frac{-3-\sqrt3}{2} \hspace{10pt} \text{ et } \hspace{10pt} x_2=\frac{-b+\sqrt\Delta}{2a}=\frac{-3+\sqrt3}{2}.
Elles appartiennent toutes deux à l’ensemble de définition de l’équation.
D’où : les solutions de l’équation f(x) = 0 sont : \lbrace \frac{-3-\sqrt3}{2} ; \hspace{5pt} \frac{-3+\sqrt3}{2}\rbrace

exercice 2

Le volume d’un cube de coté x a pour valeur x^3.
Additionnons les volumes des trois cubes ayant pour arêtes x, \hspace{10pt} x + 1, \hspace{10pt} x + 2 et appelons V ce volume :
\text{V}=x^3 + (x + 1)^3 + (x + 2)^3\\ \text{V}=x^3 + (x^2 + 2x + 1)(x + 1) + (x^2 + 4x + 4)(x + 2)\\ \text{V}=x^3 + x^3 + x^2 + 2x^2 + 2x + x + 1 + x^3 + 2x^2 + 4x^2 + 8x + 4x + 8\\ \text{V}=3x^3 + 9x^2 + 15x + 9

Calculons le volume V’ du cube ayant pour arête x + 3 :
\text{V'}=(x + 3)^3\\ \text{V'}=(x^2 + 6x + 9)(x + 3)\\ \text{V'}=x^3 + 3x^2 + 6x^2 + 18x + 9x + 27\\ \text{V'}=x^3 + 9x^2 + 27x + 27

On recherche x tel que V = V’, soit :
3x^3 + 9x^2 + 15x + 9=x^3 + 9x^2 + 27x + 27\\ 2x^3 - 12x - 18=0\\ x^3 - 6x - 9=0 (1)
3 est une racine évidente de x^3 - 6x - 9, donc x^3 - 6x - 9 s’écrit également (x - 3)(ax^2 + bx + c) car l’écriture polynômiale est unique.
Développons (x - 3)(ax^2 + bx + c) :
(x - 3)(ax^2 + bx + c)=ax^3 + bx^2 + cx - 3ax^2 - 3bx - 3c=ax^3 + (b - 3a)x^2 + (c - 3b) - 3c
Identifions les coefficients :
a = 1
b – 3a = 0  b = 3
-3c = -9  c = 3
c – 3b = 3 – 3 × 3 = -6
On en déduit : x^3 - 6x - 9=(x - 3)(x^2 + 3x + 3)
Factorisons x^2 + 3x + 3 par la méthode du discriminant : 
= b² – 4ac = 9 – 4 × 1 × 3 = -3 
étant négatif, x^2 + 3x + 3 est toujours du signe de a : positif. Ce polynôme n’admet pas de racine réelle.
(1) peut s’écrire : (x - 3)(x^2 + 3x + 3)=0,
ce qui équivaut à x = 3.
Pour que le contenu des trois cubes d’arêtes x, \hspace{10pt} x + 1, \hspace{10pt} x + 2 remplisse exactement le cube d’arête x + 3, il faut que x soit égal à 3.

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madamebovary.jpg

Critique de Madame Bovary par George Sand

… On parla d’un livre qui a fait grande sensation dernièrement, Madame Bovary, roman de M. Gustave Flaubert.

Dès l’apparition de ce livre remarquable, dans notre petit coin, comme partout, je crois, on s’écria : – Voici un spécimen très frappant et très fort de l’école réaliste. Le réaliste existe donc, car ceci est très neuf.

Mais, en y réfléchissant, nous trouvâmes que c’était encore du Balzac (tant mieux assurément pour l’auteur), du Balzac expurgé de toute concession à la bienveillance romanesque, du Balzac âpre et contristé, du Balzac concentré, si l’on peut parler ainsi. Il y a là des pages que Balzac eût certainement signées avec joie. Mais il ne se fût peut-être pas défendu du besoin de placer une figure aimable ou une situation douce dans cette énergique et désolante de la réalité. M. Gustave Flaubert s’est défendu cruellement jusqu’au bout.

Il a voulu que la femme dédaigneuse du réél fût folle et méprisable ; que le mari voué au réél fût d’une déplorable stupidité, et que la réalité ambiante, maison, ville, campagne, voisins, amis, tout fût écoeurant de bêtise, de laideur et de tristesse, autour de ces deux personnages infortunés.

La chose est exécutée de main de maître, et pareil coup d’essai est digne d’admiration. Il y a dans ce livre un douloureux parti pris qui ne se dément pas un instant, preuve d’une grande force d’esprit ou de caractère, preuve, à coup sûr, d’une grande netteté de talent. Est-ce un parti pris à jamais et à tous égards ? Nous n’en savons rien, car est-il croyable que l’auteur ne soit pas emporté par lui-même dans une sphère moins désolée, et qu’il ne fasse point agir et parler la passion vraie, la bonté intelligente, les sentiments généreux ? Nous espérons bien qu’il le fera. Mais il est certain que son brillant début le place, je ne dirai pas à la tête d’une école nouvelle, mais sur le pied d’une individualité très entière et très prononcée, dont l’action semble vouloir se porter sur la recherche du fatalisme. Il l’analyse dans ses causes, dans sa marche et dans ses résultats avec une rare puissance. Il emble qu’il raconte une histoire arrivée sous ses yeux, et que son unique but soit de vous faire dire : il ne pouvait en être autrement.

On s’est alarmé à tort, suivant nous, de la moralité de l’oeuvre. Tout au contraire, le livre nous a paru utile, et tous, en famille, nous avons jugé que la lecture en était bonne pour les innombrables Madame Bovary en herbe que des circonstances analogues font germer en province, à savoir les appétits de luxe, de fausse poésie et de fausse passion que développent les éducations mal assorties à l’existence future, inévitable.

La leçon sera-t-elle aussi utile aux maris imbéciles, aux amants frivoles, aux bourgeois prétentieux, à toutes les caricatures provinciales si hardiment dessinées par M. Flaubert ? Hélas non ! Madame Bovary est seule intelligente au milieu de cette réunion de crétins. Elle seule eût pu se reconnaître. Les autres s’en garderont bien. On ne corige pas ce qui ne pense pas. Il est d’ailleurs évident que le livre n’a pas été fait en vue d’une moralité quelconque ; ce qui, entendons-le bien, ne prouve pas qu’il soit immoral ; car, ce qui est beau ne nuit jamais, et avec cette peinture du mal, M. Flaubert a su faire un très beau livre. On ne sent pas, dit-on, son indignation contre la mal. Qu’importe, s’il vous la fait sentir à vous-même ? Il s’abstient du juger. Cela est tout à fait permis à qui met le lecteur à même d’être bon juge.

D’autres on dit : « Cette femme coupable a trop d’excuses dans son ennui, et son ennui est trop fondé. Au sein d’une vie si plate et de gens si lourds, que vouliez-vous qu’elle fit ? Pouvait-elle ne pas s’égarer ? Donc ses égarements sont présentés comme inévitables, et le livre ets dangereux. »

Je crois que l’auteur pourrait répondre tout simplement : « Si vous croyez au libre arbitre, dites-vous à vous-même qe cette femme était libre de choisir : mourir d’ennui ou de remords. Elle a choisi la plus douloureuse fin. Femmes ennuyées, choisissez.»

Et nous ajouterions volontiers : « Ne mourez ni ne remords, ni d’ennui, vous qui êtes mères. Pour vos enfants, sachez résister à l’un comme à l’autre. »

Tout en causant, nous n’avons donc pas voulu conclure que l’auteur fût rivé à tout jamais à la doctrine du fatalisme, et nous avons conclu seulement que, s’il en est ainsi, ses livres ne feront pas école pour cela, à cause du talent qu’ils révèlent. Quand les réalistes ont proclamé qu’il fallait peindre les choses telles qu’elles sont, ils n’ont rien pourvé pour ou contre la beauté et la bonté des choses de ce monde. S’il leur arrivait de faire avec ensemble, et de parti pris, la peinture d’un monde sans accord et sans lumière, ce ne serait encore qu’un monde de fantaisie, car le monde vrai est sans relâche enveloppé du nuages et de rayons qui l’éclairent ou le ternissent avec une merveilleuse variété d’effets. Qu’il soit donc permis à chacun et à tous de voir avec les yeux qu’ils ont. Laissons les réaliste proclamer, si bon leur semble, que tout est prose, et les idéalistes que tout est poésie. Les uns seront bien forcés d’avoir leurs jours de pluie, et les autres leurs jours de soleil. Dans tous les arts, la victoire sera toujours à quelques privilégiés qui se laisseront aller eux-mêmes, et les discussions d’école passeront comme passent les modes.

Le Courrier de Paris. 2 septembre 1857.

Les rapports de Flaubert écrivain avec l’Eglise

                                                                   par Paul Verlaine

… Commençons par M. Flaubert, le maître incontesté d’eux tous. Il a principalement agité la question religieuse dans deux romans, Madame Bovary, Bouvard et Pécuchet. Je ne parlerai pas de Salammbô, très belle chose horriblement triste et furieusement opaque, en dépit de tous les ambres, jaspes, opales et jades la-dedans traversés, pénétrés, liquéfiés ou brûlés par la Lune ésotérique qui fait toute la mystique de ce poème cruel. Je ne rappellerai pas non plus La Tentation de saint Antoine (chef-d’oeuvre autrement) et ses faibles ironies à grosse voix d’homme petit, à l’encontre des « Eloïms » et des « Jéhovahs » bibliques, notre Dieu à nous Chrétiens, sans compter les Juifs et même les Déistes d’aujourd’hui et les Mahométans, gens sans polémique possible, mais sérieux. Tenons-nous en à l’attaque directe, – car sans grosse malice dont un esprit aussi distingué aurait horreur, sans bien fine méchanceté non plus, plutôt en manière de jeu d’érudit sceptique, Flaubert attaque, même en décernant toute supériorité… évidente à l’homme du Christ, et finalement au Christ lui-même et à ses hommes. C’est ainsi que dans sa grossièreté, le curé Bournisien de Madame Bovary est très bien il a toujours raison, raison dans ses colloques avec Homais, – répétés et gonflés jusqu’à l’ennui dense dans Bouvard et Pécuchet entre Bouvard et l’abbé Jeufroy sous un parapluie tenu à quatre mains par les interlocuteurs surpris par l’orage, – raison en revoyant Madame Bovary à son mari, médecin, puisque cette dame ne se plaint à lui qu’amphibologiquement et ne lui dit pas tout bonnement, lors de sa velléité religieuse, qu’elle désire se confesser ; raison en calottant les galopins du catéchisme ; raison quand il clôt le bec à l’insupportable apothicaire d’un sonore « mais, sabre de bois ! », raison toujours, raison partout, raison en tout et pour tout ! Il en est de même pour le curé de Bouvard et Pécuchet, bien que le pli de l’ironie veuille, croirait-on se mêler à la bonne humeur épanouie dans certaines pages excellentes et les gâter en la gâtant.

L’abbé Jeufroy, comme l’abbé Bournisien, n’est pas, tant s’en faut, favorisé par l’auteur au point de vue de l’intelligence ni du zèle. C’est un homme médiocre en tout, socialement parlant, jusqu’à mettre « de la prétention », lui simple d’ordinaire, notez bien, dans des instructions religieuses à deux enfants pauvres, « à cause de l’auditoire » composé des quelques personnes comme il faut du village. Néanmoins, dans les longues discussions qu’il a la bonhomie de soutenir avec les deux maîtres imbéciles qui donnent leur nom à cette revue en charge de la sottise française contemporaine, il ne lâche aucun mot vraiment maladroit ou préjudiciable à la cause qu’il défend, non plus qu’il ne connaît une seule inconséquence de conduite au milieu de toute l’absurdité en action où se débattent les nombreux pantins mûs par la fantaisie énorme de l’âpre railleur qu’est Flaubert dans ce livre malheureusement inachevé.Enfin, il n’y a pas dans tout l’oeuvre du plus grand romancier du second Empire de blasphème positif ni de négation préméditée. Donc on ne peut pas dire que l’auteur de Madame Bovary et de Bouvard et Pécuchet soit fondamentalement hostile au clergé ou à la Religion ; mais il les fait entrer, sans sympathie à leur endroit et avec le moins possible du respect qui leur est dû par tout écrivain d’une telle valeur, qui se respecte lui-même, – il fait, dis-je, entrer la Religion et ses ministres, comme le premier élément venu d’observation satirique, dans l’examen qu’il prétend passer des ridicules, des abus et des préjugés de notre époque.

Artiste et styliste avant tout, tout ce qui n’est pas l’art et le style n’existe pas pour lui, ou ne lui est pas avenu ; tout lui est sot, odieux ou au moins inutile, encombrant, puérilement tyrannique, vertus privées, chose publique, patrie, l’autre vie, hélas ! aussi. De la Religion, certes les harmonies le charmeront. (On dit qu’il aimait beaucoup et relisait sans cesse Chateaubriand ! Le Génie du christianisme a dû enthousiasmer son enfance collégienne et garder prise sur sa jeunesse, et jusque sur son âge mûr, de plus en plus rhéteur.) – Il considérera dogmes, rituels, préceptes généraux, les grandes lignes extérieures du Christianisme avec les yeux satisfaits d’un amateur d’ordre parfait et d’omnipotence intellectuelle ; mais l’humble côté, le plus vraiment beau, même au point de vue de l’art et de la poésie suprêmes, le côté pratique, terre à terre, la conduite à la fois irréprochable et conciliante, les rapports si délicats de la charité avec le monde si méchant, tout l’immense savoir-faire infiniment petit du Christianisme lui échappera, de toute nécessité. Le Catéchisme aussi, malheureusement pour les sommets de son intelligence, le Catéchisme, méconnu, raillé, traîné dans les scies d’atelier et les propos de table, à son tour, fuira cet esprit imprudent, sortira de cette mémoire bondée de tant de vanités, et, soleil d’évidence, ne viendra plus frapper qu’ironiquement ces prunelles brûlées aux sales lueurs de la chair et du monde, et qui seulement sentiront son feu, en souffriront même, sans percevoir le plus fugitif, le plus pâle éclair de sa torrentielle, de son éternelle clarté. Aussi, quels pitoyables mannequins, au point de vue même de la vraisemblance et de cette observation dont se pique tant toute son école, que les deux prêtres de Flaubert ! M. Bournisien surtout est dans la force du terme technique un personnage « raté ». Observez-le, après qu’il a reçu la confession (que l’auteur nous donne comme sincère) de Mme Bovary, lors de sa première chute et de sa première désillusion. Le dernier rustre de village, la première portière venue, de Paris (ce monde-là se frotte plus ou moins au prêtre, de gré ou de force, et connaît le train moyen de ses habitudes, de ses démarches en tel ou tel cas), n’importe quel repris de justice ayant passé par les mains d’un aumônier quelconque, sait que le prêtre, surtout celui que ses fonctions appellent à une fréquentation assidue de son pénitent, suit ce dernier des yeux de l’âme, le surveille, fait de ses fautes une part de sa propre conscience, le conseille surabondamment, l’investit en quelque sorte, assiège son péché principal, en un mot remplit son devoir de prêtre, immanquablement, absolument, intégralement, parce que tel est son dogme, telle sa discipline et, plus que tout, sa foi. Or, que fait Bournisien, sinon de ne pas plus se préoccuper de Mme Bovary, une fois la « dévotion » de celle-ci refroidie après le danger de mort passé, que ne ferait Homais lui-même mis à sa place par une supposition toute gratuite ? Remarquons du reste, en passant, que la Bovary, un type en général merveilleusement conduit de petite femme très mal élevée que son intelligence et son tempérament confiés aux déplorables mains d’un pauvre diable de mari bonasse et vulgaire portent à toutes les rages d’adultères encore plus vulgaires et si honteux, si lâches ! – remarquons, dis-je que la triste mais logique héroïne du meilleur livre de Flaubert perd toute sa réalité terrible et parfois tragique pour rouler à la poupée, tomber à la maquette de rapin, dès que l’auteur s’avise de la mêler aux choses de l’autel. Le tableau de son éducation au couvent est un type accompli de mauvaise foi mal informée. Croyez-vous, par exemple, pour votre part, à ces facilités de correspondance entre les élèves des bonnes dames Ursulines et la sempiternelle vieille mondaine dont Victor Hugo nous a déjà rebattu les oreilles dans son interminable flânerie à travers son monstrueux Picpus des Misérables ? Non, certainement pas plus que moi, ni que Flaubert, qui s’est servi de cette vilenie par paresse, et aussi, j’ose le répéter, par un brin de complaisance pour ce Prudhomme voltairien qu’il fait profession d’abhorrer et qu’il a passé sa vie de causeur, nous dit-on, à anathémiser, sans s’apercevoir qu’il en avait un en lui, de philistin épais, et non sans vices bien bourgeois, et que celui-là n’était pas moins hostile à l’Eglise, bien qu’instinctivement seulement, que son reflet de dedans du livre, l’expansif, l’indiscret, le compromettant Homais. Et puis, que nous veut-il avec ces langueurs à vêpres de l’épouse future du par trop piteux Charles, et ses regards malsainement extasiés sur le mystère des vitraux, et ses rêves de gamine molle d’après telle ou telle statuette de la chapelle ? Pour quels Burgraves nous prend-il de nous servir ces antiques billevesées ? Où a-t-il pris ce catholicisme de « Paphos » et d’Epinal ? Dans quelle romance ? chez quel Pigault-Lebrun, ou sur quel autre fumier ? C’est vraiment la première fois, c’est la seule fois qu’un esprit de premier ordre, en général, très bien, très soigneusement renseigné, curieux d’exactitude au dernier point, ait pu accuser les offices si sévèrement directs de l’Eglise, les emblèmes si nets et d’un si clair enseignement, de la décoration toujours si simple et si saine dans sa poésie merveilleuse de tous nos sanctuaires sans exception, d’être en quelque sorte le vague et nuageux véhicule des rêvasseries pâmées, des paresseuses religiosités, du mysticisme à fleur de peau et rien qu’à fleur de peau, bagage pestilentiel et conducteurs pourris avant-coureurs et fourriers du Vice impur en personne ! Ineptie et sacrilège !

Quant à la crise religieuse, à la « conversion » de Bouvard et de Pécuchet, – ce passage d’un livre à grandes prétentions ironiques est décidément plus faible que tout au monde. Je parlais tout à l’heure de l’immonde Pigault-Lebrun qui eut du moins avec quelque grammaire, quelque esprit, quoique bien méprisable. – Il faut ici, pour exprimer l’extrême platitude de cette caricature, descendre jusqu’à l’évocation de Paul de Koch, tant cela porte malheur de toucher à la religion avec des mains encore fiévreuses – et sales ! de toute la besogne littéraire, artistique et philosophique du siècle ! Je l’ai déjà dit, il y a dans cet épisode des pages gaies, de bonne satire lourde et profonde, mais qu’un méchant rire voltairianise, pour ainsi parler, acidule et salpêtre et rend déplaisante au possible. Puis, M. Jeufroy rendrait des points à M. Bournisien comme faible polémiste. Entendons-nous, – par la force des choses, et l’ascendant d’une grande chose instinctivement subi par l’esprit généreux et large, au fond, de Gustave Flaubert, plutôt que par une volonté bien réfléchie de sa part, comme auteur, ces deux prêtres médiocres ne cèdent jamais, n’ont jamais tort devant leurs contradicteurs, d’ailleurs si misérables, non, mais ils rentrent trop sous le niveau de médiocratie et d’infatuation terre à terre dont l’auteur a fait l’atmosphère de ses romans modernes, pour ne point participer, disons le mot, à la sottise ambiante, et leur polémique à tous deux s’en ressent. C’est ainsi que, pour ne citer qu’un seul exemple, qu’asticoté (c’est le seul mot juste, pris dans sa plus littérale acception), asticoté, dis-je, par l’un des deux grotesques assez carrés et bien campés, il faut le reconnaître, par Flaubert dans son livre posthume, au sujet de la Saint Trinité, l’abbé Jeufroy qui a sous la main et à la mémoire, lui prêtre quelconque, notez bien, les plus lumineuses et déterminantes réponses qui soient, celles de la théologie élémentaire, s’en tire par des cercles vicieux, des comparaisons boiteuses dont un tout petit séminariste, que dis-je, un enfant du catéchisme de mon village rougirait !… Un dernier grief, non le moindre, pour en finir avec Flaubert, dans les rapports d’écrivain avec l’Eglise, c’est la manière dont, à deux reprises différentes, entre autres âneries plus ou moins sincères, il parle de sainte Thérèse. On ne venge pas sainte Thérèse, pas plus qu’on ne venge l’Eglise catholique, mais il n’est pas permis à un chrétien tenant une plume et rencontrant ces lamentables choses, de les laisser passer, sans les flétrir par la citation immédiate et complète… « Au lieu des sublimités qu’il attendait [Pécuchet], il ne rencontra que des platitudes, un style très lâche, de froides images et force comparaisons tirées de la boutique des lapidaires…» (Bouvard et Pécuchet, édition Lemerre, page 321) « Salammbô est une maniaque, une espèce de sainte Thérèse… » (lettre à Sainte-Beuve, publiée en appendice à l’édition définitive de Salammbô, G.Charpentier, 1877). Il faut absolument n’avoir pas lu un seul chapitre de sainte Thérèse, pour parler de la sorte : sainte Thérèse, la dialectique subtile et la psychologie pénétrante par excellence, mises en oeuvre par le plus vif, le plus rapide, le plus clair et le plus sobrement, le plus nettement imagé des styles ! Et il faut n’avoir jamais rien lu sur elle dans le plus abrégé des dictionnaires biographiques, pour proférer le mot d’ailleurs grossier et bête, « maniaque », précisément à propos de cette merveilleuse activité, unique peut-être dans l’histoire des esprits, perpétuellement en éveil dans toutes les directions hautes, contemplation, administration, politique, – on connait sa magnifique correspondance avec Philippe II, – littérature, enfin, et j’entends par ce mot l’ensemble des opérations d’un esprit qui veut exprimer le plus consciencieusement, le plus exactement, le plus intimement possible ce qu’il sent que Dieu lui suggère de fort, de grand et d’aimable, pour l’avancement et l’édification du prochain. Il faut déplorer, et déplorer amèrement, ces fautes de Flaubert, et tout simplement la dernière, outrage inconscient, soit ! mais très grave et scandaleux, au Saint-Esprit, en même temps – pour comparer un instant les petites choses aux grandes, – que, manquement aux lois les plus élémentaires de la justice et du goût littéraires.

Voyage en France par un Français.1880.

Le jugement du process contre Madame Bovary

JUGEMENT (Gazette des tribunaux – 9 février 1857)

Le tribunal a consacré une partie de l’audience de la huitaine dernière aux débats d’une poursuite exercée contre MM. Léon Laurent-Pichat et Auguste-Alexis Pillet, le premier gérant, le second imprimeur du recueil périodique La Revue de Paris, et M. Gustave Flaubert, homme de lettres, tous trois prévenus :
1° Laurent-Pichat, d’avoir, en 1856, en publiant dans les n° des 1er et 15 décembre de la Revue de Paris des fragments d’un roman intitulé Madame Bovary
et, notamment, divers fragments contenus dans les pages 73, 77, 78, 272, 273, commis les délits d’outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes moeurs ;
2° Pillet et Flaubert d’avoir, Pillet en imprimant pour qu’ils fussent publiés, Flaubert en écrivant et remettant à Laurent-Pichat pour être publiés, les fragments du roman intitulé
Madame Bovary, sus-désignés, aidé et assisté, avec connaissance, Laurent-Pichat dans les faits qui ont préparé, facilité et consommé les délits sus-mentionnés, et de s’être ainsi rendus complices de ces délits prévus par les articles 1er et 8 de la loi du 17 mal 1819, et 59 et 60 du Code pénal.

M. Pinard, substitut, a soutenu la prévention.

Le tribunal, après avoir entendu la défense présentée par Me Sénard pour M. Flaubert, Me Desmarest pour M. Pichat et Me Faverie pour l’imprimeur, a remis à l’audience de ce jour (7 février) le prononcé du jugement, qui a été rendu en ces termes :

« Attendu que Laurent-Pichat, Gustave Flaubert et Pillet sont inculpés d’avoir commis les délits d’outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes moeurs ; le premier, comme auteur, en publiant dans le recueil périodique intitulé La Revue de Paris, dont il est directeur gérant, et dans les numéros des 1er et 15 octobre, 1er et 15 novembre, 1er et 15 décembre 1856, un roman intitulé Madame Bovary, Gustave Flaubert et Pillet, comme complices, l’un en fournissant le manuscrit, et l’autre en imprimant ledit roman ;

« Attendu que les passages particulièrement signalés du roman dont il s’agit, lequel renferme près de 300 pages, sont contenus, aux termes de l’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, dans les pages 73,77 et 78 (n° du 1er décembre), et 271, 272 et 273 (n° du 15 décembre 1856) ;

« Attendu que les passages incriminés, envisagés abstractivement et isolément présentent effectivement soit des expressions, soit des images, soit des tableaux que le bon goût réprouve et qui sont de nature à porter atteinte à de légitimes et honorables susceptibilités ;

« Attendu que les mêmes observations peuvent s’appliquer justement à d’autres passages non définis par l’ordonnance de renvoi et qui, au premier abord, semblent présenter l’exposition de théories qui ne seraient pas moins contraires aux bonnes moeurs, aux institutions, qui sont la base de la société, qu’au respect dû aux cérémonies les plus augustes du culte ;

« Attendu qu’à ces divers titres l’ouvrage déféré au tribunal mérite un blâme sévère, car la mission de la littérature doit être d’orner et de récréer l’esprit en élevant l’intelligence et en épurant les moeurs plus encore que d’imprimer le dégoût du vice en offrant le tableau des désordres qui peuvent exister dans la société ;

« Attendu que les prévenus, et en particulier Gustave Flaubert, repoussent énergiquement l’inculpation dirigée contre eux, en articulant que le roman soumis au jugement du tribunal a un but éminemment moral ; que l’auteur a eu principalement en vue d’exposer les dangers qui résultent d’une éducation non appropriée au milieu dans lequel on doit vivre, et que, poursuivant cette idée, il a montré la femme, personnage principal de son roman, aspirant vers un monde et une société pour lesquels elle n’était pas faite, malheureuse de la condition modeste dans laquelle le sort l’aurait placée, oubliant d’abord ses devoirs de mère, manquant ensuite à ses devoirs d’épouse, introduisant successivement dans sa maison l’adultère et la ruine, et finissant misérablement par le suicide, après avoir passé par tous les degrés de la dégradation la plus complète et être descendue jusqu’au vol ;

« Attendu que cette donnée, morale sans doute dans son principe, aurait dû être complétée dans ses développements par une certaine sévérité de langage et par une réserve contenue, en ce qui touche particulièrement l’exposition des tableaux et des situations que le plan de l’auteur lui faisait placer sous les yeux du public ;

« Attendu qu’il n’est pas permis, sous prétexte de peinture de caractère ou de couleur locale, de reproduire dans leurs écarts les faits, dits et gestes des personnages qu’un écrivain s’est donné mission de peindre ; qu’un pareil système, appliqué aux oeuvres de l’esprit aussi bien qu’aux productions des beaux-arts, conduirait à un réalisme qui serait la négation du beau et du bon et qui, enfantant des oeuvres également offensantes pour les regards et pour l’esprit, commettrait de continuels outrages à la morale publique et aux bonnes moeurs ;

« Attendu qu’il y a des limites que la littérature, même la plus légère, ne doit pas dépasser, et dont Gustave Flaubert et co-inculpés paraissent ne s’être pas suffisamment rendu compte ;

« Mais attendu que l’ouvrage dont Flaubert est l’auteur est une oeuvre qui parait avoir été longuement et sérieusement travaillée, au point de vue littéraire et de l’étude des caractères que les passages relevés par l’ordonnance de renvoi, quelque répréhensibles qu’ils soient, sont peu nombreux si on les compare à l’étendue de l’ouvrage ; que ces passages, soit dans les idées qu’ils exposent, soit dans les situations qu’ils représentent, rentrent dans l’ensemble des caractères que l’auteur a voulu peindre, tout en les exagérant et en les imprégnant d’un réalisme vulgaire et souvent choquant ;

« Attendu que Gustave Flaubert proteste de son respect pour les bonnes moeurs et tout ce qui se rattache à la morale religieuse ; qu’il n’apparaît pas que son livre ait été, comme certaines oeuvres, écrit dans le but unique de donner une satisfaction aux passions sensuelles, à l`esprit de licence et de débauche, ou de ridiculiser des choses qui doivent être entourées du respect de tous ;

« Qu’il a eu le tort seulement de perdre parfois de vue les règles que tout écrivain qui se respecte ne doit jamais franchir, et d’oublier que la littérature, comme l’art, pour accomplir le bien qu’elle est appelée à produire, ne doit pas seulement être chaste et pure dans sa forme et dans son expression ;

« Dans ces circonstances, attendu qu’il n’est pas suffisamment établi que Pichat, Gustave Flaubert et Pillet se soient rendus coupables des délits qui leur sont imputés ;

« Le tribunal les acquitte de la prévention portée contre eux et les renvoie sans dépens. »

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schounjosephmadamebovaryetcharlesbovary.bmp                                    RésuméFille d’un riche fermier, Emma Rouault épouse Charles Bovary, officier de santé et veuf récent d’une femme tyrannique.

Elevée dans un couvent, Emma aspire à vivre dans le monde de rêve dont parlent les romans à l’eau de rose qu’elle y a lu. Un bal au château de Vaubyessard la persuade qu’un tel monde existe, mais le décalage qu’elle découvre avec sa propre vie déclenche chez elle une maladie nerveuse.

Son mari décide alors de s’installer dans une autre bourgade, siège de comices agricoles renommées, Yonville-l’Abbaye.

Là, elle fait connaissance des personnalités locales, Homais, pharmacien progressiste et athée, le curé Bournisien, Léon Dupuis, clerc de notaire, Rodolphe Boulanger, gentilhomme campagnard.

La naissance d’une fille la distrait un peu, mais bientôt Emma cède aux avances de Rodolphe. Elle veut s’enfuir avec son amant qui, lâche, l’abandonne.

Emma croit en mourir, traverse d’abord une crise de mysticisme, puis plus tard, au théâtre de Rouen, revoit Léon, revenu de Paris. Elle devient très vite sa maîtresse, lors d’une promenade dans un fiacre.

Installée dans sa liaison, Emma Bovary invente des mensonges pour revoir Léon, et dépense des sommes importantes, qu’elle emprunte à un marchand trop complaisant, Lheureux.

Un jour, celui-ci exige d’être remboursé. Emma, par peur du jugement qui va être prononcé contre elle, tente d’emprunter auprès de Léon, puis de Rodolphe. Tous deux la repoussent, et Emma s’empoisonne avec l’arsenic dérobé chez le pharmacien

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Le mariage d’Emma et de Charles.

Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.

Après avoir suivi ses études dans un lycée de province et à la faculté de Rouen, Charles Bovary s’établit comme officier de santé et se marie à une riche veuve suite aux instances de sa mère. Mais il découvre bientôt que celle-ci ne possède en aucun cas autant de biens qu’elle le prétendait. Ne pouvant supporter le choc lié à cette découverte, elle meurt quelques temps après. À la mort de celle-ci, Charles épouse une jeune femme, Emma Rouault, élevée dans un couvent, vivant à la ferme avec son père (un riche fermier, patient du jeune médecin). Emma se laisse séduire par Charles et se marie avec lui. Fascinée par ses lectures romantiques et nourrissant une vision exagérément lyrique de l’existence, elle rêve d’une vie qui correspondrait à ses désirs de jeune fille grâce à son mariage.

En réalité, sa vie en couple est étroite et sans relief, son mari ne répond pas à ses attentes d’une vie pleine de péripéties et rythmée par la passion. Le bal chez le Marquis d’Andervilliers, à la Vaubyessard, où elle et son mari sont invités, marque un tournant dans sa vie en lui laissant entrevoir un monde luxueux, faste et mouvementé dont elle rêve depuis son plus jeune âge. Cette soirée nourrira son imagination de chimères extravagantes pour le reste de sa vie.

Désabusée par le retour brutal à la réalité, celle d’une vie étouffante et ennuyeuse qu’elle mène avec son mari, Emma tombe malade (maladie nerveuse plus psychologique que physique). Pour qu’elle se rétablisse, qu’elle change d’air, Charles décide de déménager avec elle dans un bourg plus grand : Yonville-l’Abbaye. Si elle se rétablit, Emma n’en reste pas moins écœurée par son mari qui répond de moins en moins à ses attentes et qui ne s’en rend pas compte. Elle va penser trouver son bonheur avec un amant. Ainsi a-t-elle une aventure avec un riche propriétaire d’un domaine agricole, Rodolphe Boulanger, qui s’en lassera vite, effrayé par l’engouement de la jeune femme. Puis, après avoir cherché en vain du réconfort dans la religion, elle a une deuxième aventure avec un clerc de notaire : Léon Dupuis, dont elle était tombée amoureuse lorsqu’elle était encore fidèle à son mari et qu’elle avait ensuite perdu de vue. Après avoir fait d’énormes dépenses pour ses deux amants et pour elle, Emma se retrouve criblée de dettes.

Ne trouvant d’aide ni auprès des ses anciens amants ni auprès de ses voisins et ne voulant pas que son mari apprenne ses aventures passées, Emma se suicide à l’arsenic emprunté chez le pharmacien du bourg, Homais. Son mari, en découvrant les lettres échangées avec ses amants, meurt de chagrin ; sa fille Berthe, croyant le voir endormi sur un banc, le pousse et se rend compte, lorsqu’il tombe par terre, qu’il est mort. La dernière page du roman explique que ce seul enfant qu’eut le couple est envoyé, après la mort de ses parents, chez sa grand-mère paternelle. À la mort de cette dernière, elle s’en va chez une tante très pauvre qui la fait travailler dans une filature de coton pour gagner sa vie…

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